Hiroshima, le 6 août 1945, 8h15 — vint Enola Gay


Reuters

Sur la peau, oui, les plaies suppurent

Mais plus profonde est la blessure

Du coeur

Guérira-t-elle jamais?

— Poème écrit par un Japonais dont j’ai oublié le nom; j’ai mémorisé ce poème quand j’étais adolescente

Rien à dire, rien à écrire. Juste des larmes. Un deuil profond.

Et une cloche qui sonne pour la folie des hommes.

J’ai mal à ma race. Pauvre race humaine, où t’en vas-tu donc?

Je comprends pourquoi les Américains ont lancé la bombe.

Je ne sais pas ce que j’aurais fait à leur place.

Le plus étonnant : les Japonais ont pardonné.

Peut-être aussi ont-ils un peu trop oublié? Les «femmes de confort», les livres d’histoire réécrits, les visites du premier ministre au temple où sont enterrés des militaires japonais de WWII.

Mais il y a une chose qu’ils semblent avoir retenue : les Japonais ne veulent plus avoir d’armée, sauf pour se défendre. Il y a beaucoup de résistance dans la population. Ce n’était pas vraiment évident pour eux de fournir un contingent de Casques bleus, par exemple.

J’ai trouvé un blogue fort intéressant dont j’ai ajouté l’adresse dans ma liste de liens. le revoici : Dulce et Decorum Est.

— Hans Küng
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Publié dans Environnement, Politique américaine, Politique internationale, Spiritualité. Commentaires fermés sur Hiroshima, le 6 août 1945, 8h15 — vint Enola Gay
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