Ah, les pourcentages…

Renart L’éveillé publie aujourd’hui, sous le titre Je sens vos yeux écarquillés, un graphique qu’il a trouvé sur un autre blogue. On y montre le pourcentage du revenu versé à l’impôt pour diverses catégories de contribuables.

Si on ne regarde que les pourcentages, on se dit merde! yess vive le capitalisme sauvage!

Un instant! Pas si vite là….

Mais il ne faut pas juste regarder les pourcentages, il faut regarder le montant absolu. M. Claude Picher, de la Presse, reproduit une démonstration pas mal intéressante en ce sens.

Petit calcul :
En 1990
266 000$ X 34,5% = 91 770$
14 000$ X 25,5 % = 3 570$

En 2005
266 000$ X 30,5 % = 81 130$
14 000$ X 34,5 % = 4 830$

Voici aussi la série d’articles publiés dans la Presse au sujet du minibudget du 30 octobre.

Le seuil de pauvreté se situe à 11 000$ ou à 15 000$, je ne me souviens plus exactement. Or moi, qui suis loin d’être riche, je paye environ ce montant en impôts et taxes de toutes sortes. Autrement dit, ma part pour payer les services collectifs, je la fais.

Dans les années 60, en Grande-Bretagne, les travaillistes étaient au pouvoir. Le taux d’imposition le plus élevé de leur table d’impôt était de 50 %, si je me souviens bien. Devinez ce que cela avait pour effet? Eh oui : les Beatles, les Rolling Stones — tous les riches — sont allés vivre ailleurs. Il y a une limite à la redistribution «sociale» qu’on peut faire par le bias de l’impôt. On peut chasser les chirurgiens, par exemple, qui vont aller travailler ailleurs. Ils ont beau avoir un gros revenu, ils sont indispensables. Et puis il ne faut pas oublier que les professionnels sont en réalité des «entreprises» : ils doivent payer bureau, secrétaire, assurance responsabilité très coûteuse, etc. — des frais que les salariés ordinaires n’ont pas.

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