Le marché du travail a beaucoup changé — et plein de choses qui n'ont pas rapport

Ce texte n’a pas sa forme finale. Il va être retravaillé en fonction de vos commentaires.

Il y a certains services de ministères du gouvernement fédéral où 40 % à 50 % du personnel est admissible à la retraite d’ici cinq ans. Je n’ai pas les statistiques pour le gouvernement provincial mais, vu la démographie, il y a des chances que ce soit pareil là aussi. Les responsables du recrutement s’arrachent les cheveux depuis déjà quelques années. Trop de gens pensent que travailler pour le gouvernement, c’est plate, mais vous seriez surpris! Ce n’est pas toujours le cas et je suis bien placée pour savoir que les fonctionnaires fonctionnent! Beaucoup font de gros efforts pour ne pas gaspiller et traiter leur personnel comme du monde (compte tenu que c’est une très grosse organisation).

Ça prend des comptables, des gestionnaires dans la vie. J’ai étudié en vérification comptable et travaillé un peu là-dedans et j’en ai gardé un ptit côté Elliot Ness (laissez-moi me faire du fun 15 secondes). C’est tellement trippant de pogner un fraudeur! Quin toé qui fourre les gens de mon pays! Cela ne fait pas de moi une fédéraliste parce que j’ai écrit ceci, soit dit en passant. Alors les commentaires niaiseux ou haineux sur ce billet vont être supprimés.

À ceux qui se scandaliseraient que des Québécois travaillent pour le fédéral : manger c’est utile, mettons, et puis le Québec n’est pas parti pour se séparer demain. Si notre employeur ne fait pas des choses contraires à nos valeurs importantes… et puis, câline, mes impôts vont là.

P.S. Je ne suis pas en amour plus qu’il faut avec Stephen Harper et le Parti conservateur (moi, la peine de mort et puis la répression policière, c’est vraiment pas mon bag) mais, au moins, ils ne sont pas des centralisateurs à outrance à gestion de style bulldozer comme les libéraux et leurs hosties de «normes nationales» (la connerie absolue; à propos, je rappelle que M. Stanfield avait voté contre la Loi des mesures de guerre!). Câline, la géographie, le portrait ethnique, les industries principales, les sources d’énergie, etc. des différentes provinces du Canada sont différentes au possible; alors il est sensé d’y aller mollo avec les programmes pancanadiens.

Et puis ça fait changement d’avoir autre chose qu’un avocat ou un homme d’affaires comme premier ministre. L’Inde va «bien» (tout est relatif!) depuis qu’elle a un économiste comme premier ministre! (En plus c’est un sikh, d’une religion qui dit que c’est essentiel de ne pas vivre aux crochets des autres. Il y a des sikhs qui exploitent un commerce à Longueuil où je vais parfois, et le français des personnes qui servent les clients est parfait! Je sors toujours de là avec un gros sourire.)

Je suis une social-démocrate avec une forte tendance libertaire au niveau social. Mais j’ai eu une bonne impression de l’entrevue que M. Harper a donné cette semaine et je pense que son analyse de la conjoncture est solide, y compris le côté négatif. J’aime le fait qu’il dit carrément qu’un risque de récession est ans l’air. Tout économiste sérieux sait que le prix des produits que nous achetons dans les magasins actuellement est faussé, que ce n’est pas le prix réel, parce qu’il n’inclut pas les externalités (exemple : le prix de la dépollution; veut, veut pas, il va falloir qu’on s’en occupe un de ces jours parce que, à un moment donné, ça va être tellement grave qu’on ne pourra plus rien faire! Et plus on va retarder, plus ça va coûter cher et plus ça va être difficile à réparer).

À ceux qui pensent que les gens d’affaires sont forcément des crosseurs, je dirai que ce n’est pas payant à long teme de fourrer les gens, ceci d’un point de vue utlilitqariste.

Si vraiment il impose des restrictions sur les émissions de GES, il a appris à calculer ce que ça coûte de polluer et il est préparé mentalement à se faire pelleter des bêtises. Bon. On verra ce que ça donnera en pratique. Dion a fait de beaux discours mais pendant que les libéraux étaient au pouvoir, ils n’ont rien fait.

Moi je suis une boomer de la fin du baby boom, les postes qui avaient été créés pendant la révolution tranquille étaient tous comblés quand je suis arrivée sur le marché du travail.

Signe des temps : ma fille de 15 ans qui n’a même pas fini son secondaire V — elle est encore aux études, maman y voit 😉 — mais qui est fonceuse et intelligente — si tu me lis, j’t’adore! —

J’adore la vérificatrice générale du gouvernement fédéral, Mme Sheila Fraser, malgré son faux pas récent*. C’est une dame qui a vécu sur une ferme, à propos! Je suis bien placée (entant qu’ancienne vérificatrice au gouvernement fédéral!) pour dire que ce que le Bureau du vérificateur général déterre, c’est du solide. Tous les comptables qui ont une conscience sociale rêvent de travailler pour ce genre de boîte!* Je pense qu’elle aime sa job et qu’elle la fait avec coeur. Bon, il est possible que le 20000$ pour interviewer 47 personnes ne soit pas la décision du siècle. Mais qui est parfait! Et elle a des arguments qui se tiennent en partie et puis il faut lui donner le fait qu’elle ne s’est pas enrichie.

Je ne sais pas si vous le savez mais ce n’est pas parce qu’on a un diplôme en gestion ou en comptabilité qu’on est forcément un capitaliste et un crosseur. Il ya des gens là-dedans qui ont l’intérêt public vraiment à coeur!

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