On ne peut pas tout légiférer, parce que parfois ce n'est pas une approche efficace

Je fais référence à ceci. Je suis bien contente que la limite d’alcoolémie n’ait pas été abaissée à 0,05. Je m’explique.

Je ne crois pas nécessairement que d’avoir refusé le 0,05 est irresponsable, quoi qu’en dise le PLQ. Était-ce applicable et quels auraient été les effets? On a déjà plein de lois inapplicables, je n’en veux pas une de plus!

En Grande-Bretagne, la limite est de 0,08 et il y a beaucoup moins de problèmes d’alcool au volant qu’ici. À nous de trouver pourquoi! La législation n’est pas nécessairement la seule intervention valable. Si on met la limite à 0,05 ou à zéro, on pénalise tout le monde et, surtout, on va consommer beaucoup de ressources en surveillance et en personnel qui pourraient être utilisés autrement.

De plus, je pense qu’on cogne sur le mauvais clou, comme l’explique Pierre Légaré. Il y a un aspect qu’on oublie, que je vais raconter par la voie d’un exemple.

Un multirécidiviste pour alcool au volant n’avait plus ni voiture (je pense qu’il était rendu à l’étape de l’antidémarreur et que, même là, il s’était fait saisir son bazou) ni permis. Eh bien, il a emprunté (avec ou sans sa permission, je ne me souviens pas) la voiture de sa soeur et il a tué deux enfants avec.

J’imagine que ce n’est pas facile d’avoir un multirécidiviste dans une famille. Je ne veux pas blâmer la dame (mais avoir un frère soûlon, je cacherais mes clés d’auto!). Mais si on veut que le nombre d’ivrognes au volant diminue, il faut que tout le monde se donne la main, qu’il y ait une forte réprobation sociale (comme pour la cigarette dans une maison où il y a des enfants, presque tout le monde évite de fumer maintenant) et qu’on ne leur laisse AUCUNE chance de récidiver.

Je pense que les juges vont comprendre le message s’ils voient que 98% de la population veut des peines plus sévères. Les trois partis politiques étaient d’accord pour resserrer la loi (sauf pour le 0,05)! Il va toujours y avoir un pourcentage d’alcooliques irrécupérables (comme il y a des pédophiles ou des gens violents qui sont irrécupérables). Pour ceux-là, on n’a pas le choix, désolée, mais s’ils essaient de conduire ils doivent être classés délinquants dangereux : qu’on les foute en dedans et qu’on jette la clé. Comme quelqu’un qui a fait un hold-up avec violence! Je ne parle pas de three strikes you’re out : je parle de récidivistes endurcis.

Moi je suis d’accord pour qu’on balise la publicité des voitures. Certaines publicités donnent une image romantique ou macho de la conduite imprudente. En plus, on mousse les comportements polluants (le «pied pesant» en est un). Et ENFIN les cours de conduite vont redevenir obligatoires.

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Publié dans Environnement, Humeur, Politique québécoise. Commentaires fermés sur On ne peut pas tout légiférer, parce que parfois ce n'est pas une approche efficace
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