Une forme de nationalisme que j’haïs donc!

http://renartleveille.wordpress.com/2008/04/25/tqs-par-la-dumoncratie-par-ci/

 

Je me suis refusée jusqu’à maintenant  à parler de souveraineté, d’indépendance, de sécession, de séparatisme, etc. Parfois j’ai l’impression que les Québécois n’ont rien d’autre à faire que de jouer avec leur (petit) bobo, alors qu’il se passe des choses bien plus graves ailleurs : hausse des prix des aliments présageant un risque de famines, fonte des glaciers, réchauffement climatique, guerres, génocides, répression… Je trouve ça un peu débile qu’on s’arrache les cheveux sur la dénatalité ici alors qu’ailleurs, les gens meurent de faim! Deux enfants par famille, ça devrait être en masse. Et ceux qui pensent que zéro, c’est mieux, je les comprends.

Ce que je vais écrire va déplaire à bien des gens (petit échantillon des couteaux qui volent bas quand on aborde le sujet). Tant pis, je l’assume. Et oh! — à propos, je suis traductrice, alors je suis forcément au moins bilingue! Même que je bredouille l’espagnol. 

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Pierre Trudeau n’aimait pas les nationalistes. Il disait que le nationalisme conduit aux pires dérives. Il disait aussi que le nationalisme (notamment québécois) était une idéologie d’un autre temps. Mais le nationalisme québécois n’a jamais été semblable à celui de Milosevic en Yougoslavie. Ouf!

J’ai détesté Pierre Trudeau à m’en confesser, et je le déteste encore d’ailleurs, tout comme son fils (et je trouve vraiment stupide qu’on vandalise sa tombe). Mais j’ai, aussi, toujours refusé le nationalisme xénophobe, anti-«Anglais», nataliste, refusant d’apprendre une autre langue, etc. Quand j’étais membre du PQ,  je me suis disputée maintes fois avec des nationaleux, leur rappelant que tant René Lévesque que Jacques Parizeau étaient bilingues et que Parizeau a même étudié à la London School of Economics. À propos, j’ai été membre en règle ou sympathisante du PQ, y compris par mon vote, pendant plus de 30 ans (1972-2003).  J’ai même rencontré René Lévesque une fois dans un atelier, au fameux congrès du cégep Ahuntsic. Je n’ai jamais voté libéral, ni au fédéral ni au provincial — à cause de la Crise d’octobre — et ce n’est pas avec les commandites que je vais commencer! Ni avec Dion-Koutouzov-La Clarté!!!

Alors, je trouve vraiment dé-plo-ra-ble l’appel que fait constamment l’ADQ aux plus bas instincts des gens. Il n’y a qu’à voir les pancartes que ce parti a posées dans Pointe-aux-Trembles!

Moi qui suis une «maniaque» des droits de la personne, de la tolérance, etc., quand je vois des affiches de même, le poil me hérisse sur les bras! Pointe-aux-Trembles est mon ancien comté (avant ça s’appelait Lafontaine mais le comté a été redécoupé). Il y a beaucoup de péquistes dans le coin (c’est pour ça que Boisclair s’y était présenté). C’est là qu’on va savoir quelle sorte de nationalistes ils sont. J’ai dompé le PQ parce que j’étais tannée du nationalisme frileux et xénophobe, de l’animosité exagérée envers ceux qu’ils s’obstinent à appeler «les Anglais» (revenez-en câline!), les chicanes de virgules, les couteaux dans le dos dont certains membres étaient friands… ainsi que d’une certaine propension des penseurs du parti à la microgestion de poils de mouche.

En ce moment, mon député au fédéral c’est Maka Kotto (plus pour longtemps, je déménage «chez les Anglais», à Lachine, le 3 mai 2008). Je suis fière que les gens du coin aient eu l’esprit assez ouvert pour l’élire (quoique ça devrait aller de soi si le candidat est compétent). Je comprends que ça semble exagéré quand il parle de lepénisme pour décrire les affiches de l’ADQ — qui le visent peut-être, puisqu’il se présente justement dans Pointe-aux-Trembles Bourget aux partielles. M. Kotto est un immigrant devenu Québécois. J’imagine que certains bornés lui ont fait manger de la m* à la pelle et je comprends pourquoi il réagit comme ça. Je ne trouve pas sa réaction exagérée.

Dumont, lui, est tellement démagogue que c’en est inquiétant. Il est très «pute» aussi : n’importe quoi s’il pense que ça va lui amener des votes! Moi je pousse un soupir de soulagement parce que son parti décline. Je ne veux donc pas revenir à la Grande Noirceur!

À propos, j’imagine que vous savez pourquoi les Italiens et les Grecs arrivés ici avant la loi 101 sont allés à l’école anglaise? Notre bon clergé ne voulait pas d’eux dans nos écoles!

J’aime le Québec, j’y suis très attachée et, pour moi, il passe avant le Canada, qui est «moins» mon pays dans mon cœur, entre autres parce que le ROC ne nous fait des mamours que quand il a peur que nous partions. Je ne partirai jamais d’ici.

Il y a aussi une autre chose qui est très claire pour moi : le multiculturalisme à la «chacun sa troupe de danse» de Trudeau a créé une multitude de ghettos. En tant que critique du multiculturalisme, le livre de Neil Bissoondath Le marché aux illusions. La méprise du multiculturalisme  (essai, Boréal, 1995) est bien intéressant, parce que l’auteur est loin d’être un indépendantiste enragé et qu’en plus il est né ailleurs qu’ici. Ses critiques sont d’autant plus convaincantes.

Je ne peux accepter que les Canadiens francophones soient mis sur le même pied que, mettons, les Ukrainiens. Je n’ai absolument rien contre les Ukrainiens. Ils sont nombreux en Saskatchewan. Même qu’on a déjà parlé de faire de l’ukrainien la deuxième langue officielle de cette province. Ce qu’ils font dans cette province qui a été fondée en 1905, ça les regarde (et ça regarde les Premières Nations, si souvent et commodément oubliées). Mais il n’y a qu’à regarder une carte de l’Amérique du Nord pour voir à quel point l’influence française a été importante ici. Il y a des noms français partout sur la carte. Qu’on ne vienne pas me dire que les francophones ne sont pas un peuple fondateur!

Pour ce qui est de faire l’indépendance, eh bien, voici ce que j’en pense. Quand j’étais ado, j’ai lu le livre de Marcel Chaput, Pourquoi je suis séparatiste. Ça m’a beaucoup influencée, tout comme les cours d’économie de Roland Jouandet-Bernadat aux HEC (1974). Dans les années soixante, la situation des «Canadiens-français» était bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui. On faisait dur! Les «Canadiens-français» se classaient onzièmes sur 12 pour les revenus parmi les 12 principaux groupes ethniques au Canada, ne devançant que les Amérindiens. On se souvient aussi de la déclaration choc de Walter Gordon, président du CN. Je cite Dorval Brunelle :

Le 20 novembre 1962 se produit un événement qui relèverait de la petite histoire si ce n’était des conséquences qu’il a eues sur les destinées du Parti libéral. Ce jour-là, en effet, « harcelé de questions par le député créditiste Gilles Grégoire, le président et directeur général des Chemins de fer nationaux (CN), Donald Gordon, déclare à la Commission des chemins de fer des Communes qu’il n’y a, dans le personnel du CN, aucun Canadien français qualifié pour occuper l’un des vingt-huit postes de cadre de cet organisme. Cette déclaration, rapportée par les journaux, produit l’effet d’une bombe dans les milieux québécois. Dans certaines villes, dont Trois-Rivières, Québec et Montréal, Donald Gordon est brûlé en effigie par des étudiants et des partisans de l’indépendance ».

 

La réaction ne se fait pas attendre au Parlement non plus puisque « les députés québécois de toutes allégeances siégeant à Ottawa […] s’allient au-delà de la politique de parti dans un geste de solidarité [2] » et adoptent la résolution suivante :

 

« Tous les députés présents réclament et exigent une plus juste participation et représentation immédiate des Canadiens de langue française à la direction de la compagnie des chemins de fer nationaux, ainsi qu’à tous les échelons de cette organisation [3]. »

 

Entre-temps, une enquête du journaliste Réal Pelletier du Devoir révélait « que 12,6 pour cent seulement des postes à la haute direction des soixante-dix huit organismes fédéraux sont occupés par des Canadiens français alors que la population canadienne totale compte 30,4 pour cent de francophones [4] ».

 

Prenant conscience de cette minorisation, voire même de cette discrimination exercée à l’endroit des francophones, la Fédération des sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec et la Corporation des instituteurs et institutrices catholiques du Québec réclament une enquête publique [5].

 

C’était en début d’année, onze mois plus tôt, que la suggestion avait été faite une première fois à Diefenbaker de mettre sur pied une Commission royale d’enquête sur le bilinguisme. André Laurendeau, rédacteur en chef du Devoir, avait lancé l’idée dans un éditorial publié le 20 janvier ; il y définissait les objectifs de l’enquête :

 

« 1.   Savoir ce que les Canadiens, d’un océan à l’autre, pensent de la question…

 

2.      Étudier à l’extérieur et de près – en des pays comme la Belgique et la Suisse – la façon dont les sociétés aux prises avec les mêmes questions, les ont résolues.

 

3.      Connaître, toujours de très près, la situation qui est faite aux deux langues dans tous les services fédéraux [6]. »

 

Quelques jours plus tard, le 25 janvier 1962, Gérard Pelletier emboîtait le pas et consacrait un éditorial à fustiger le « no ! » que Diefenbaker avait opposé à la suggestion de son confrère [7].

 

Alors que les événements confirment la pertinence de la revendication des deux éditorialistes, André Laurendeau revient à la charge en décembre et même le « Montreal Star se déclare favorable à une telle enquête, dans un éditorial du 15 décembre [8]  ».

 

« Le 16 décembre, Gilles Grégoire coupe l’herbe sous le pied des Libéraux en réclamant aux Communes une commission royale d’enquête sur le bilinguisme et la participation des Canadiens français au service civil [sic] à tous les niveaux. Et quelques instant plus tard, le chef de l’opposition libérale, Lester B. Pearson, la réclame à son tour [9]. »

 

Au début de l’année 1963, Gilles Grégoire « s’acharne à vaincre l’opposition du leader conservateur ». Ainsi déclare-t-il le 22 janvier :

 

« Je tiens toujours à l’enquête et je suis de l’avis de ceux qui affirment, comme André Laurendeau, que plusieurs des importantes données qui sont nécessaires pour comprendre la question et la nécessité du bilinguisme et du biculturalisme nous font actuellement défaut.

 

Par exemple, comment l’égalité des deux races fondatrices de la Confédération est-elle respectée dans les provinces anglophones du pays ? Quelles sont les revendications des minorités canadiennes-françaises ? Sont-elles satisfaites de leur sort ? Voudraient-elles des améliorations ? Quels sont les changements qu’elles proposent, par exemple, au sujet des droits à l’éducation, etc. ? [10] »

 

Et André Laurendeau de l’appuyer :

 

« Les députés créditistes ont marché à fond et tout de suite ; M. Gilles Grégoire, qui avait suscité l’affaire Gordon, en fait un cheval de bataille. Je ne suis pas Créditiste, mais je serais malhonnête de ne pas le reconnaître : ce sont les Créditistes qui, au Parlement, ont servi de moteur au projet d’une commission royale d’enquête [11]. »

 

De crainte d’être de nouveau dépassé, Pearson emprunte l’idée, lui aussi, et il en fera un des éléments majeurs de la campagne électorale libérale du printemps 1963.


[1]     Cf.Marcel Huguet, op. cit., pp. 202-203.

[2]     Idem.

[3]     Idem.

[4]     Idem.

[5]     Idem.

[6]     Cité par Denis Monière, André Laurendeau et le destin d’un peuple, Montréal, Québec/Amérique, 1983, pp. 278-279.

[7]     Cf. « Sottise et gaucherie en un seul mot : no ! », La Presse, 25 janvier 1962, p. 4.

[8]     Cf. Marcel Huguet, op. cit., p. 204.

[9]     Idem. Ce détail échappe bien sûr à Pearson qui, dans ses mémoires, s’attribue la paternité du projet, Cf. Lester B. Pearson, Mike, tome 3, Toronto, University of Toronto Press, 1975, pp. 66-67. Il est vrai que le chef de l’opposition avait fait un discours « non partisan » sur la question à l’automne 1962, discours dans lequel il avait repris la suggestion de Laurendeau.

[10]   Cf.Marcel Huguet, op. cit., p. 206.

[11]   Idem, p. 208.

 

(Voir aussi les commentaires dans le billet La kalité d’la lang du blogue de Joseph Facal.) Marcel Chaput fonde le RIN avec André d’Allemagne (que j’ai eu comme prof de sciences politiques au cégep Maisonneuve). Le RIN a eu un parcours assez chaotique et a fini par se saborder (en 1968 je crois). C’est ainsi qu’on s’est ramassés au PQ avec des gens très différents dans ce qui devait être une coalition tremporaire : des créditistes (Gilles Grégoire…), des rinistes, des libéraux déçus… Ça explique pourquoi le PQ est si dur à diriger : il y a des visions de l’économie qui vont de la social-démocratie au libéralisme, de même que des visions du projet de société complètement opposées. Moi qui suis social-démocrate, je ne suis plus capable de réprimer mon opposition envers les idées de droite — c’est tellement important pour moi! La justice sociale, les droits de la personne, l’élimination de la pauvreté, du chômage, c’est ce qui prime pour moi. Je suis évidemment en faveur de la préservation et du développement de ma langue maternelle, le français, qui est aussi une de mes langues de travail, la plus importante même : la langue d’arrivée.

Il y a des gens qui veulent (voulaient?) faire l’indépendance avant tout pour des raisons économiques. La situation économique des Québécois en général, en tant qu’individus, est meilleure qu’en 1960. Est-ce suffisant? D’autres veulent la faire pour des raisons idéologiques. Avec Trudeau, Chrétien, Paul Martin, on avait à Ottawa l’arrogance, les politiques one-size-fits-all uniques — pour un pays qui produit son électricité de façon différente d’une province à l’autre, par exemple, ce qui est une aberration! — l’irruption dans les champs de compétence des provinces et le mépris systématique pour les aspirations des Québécois.

Et avec Harper? Mmmmmmm…. oui et non.

Pour ce qui est de l’argument «nous ne contrôlons pas notre économie», aujourd’hui, en 2008, il ne reste plus que 11,5% d’anglophones au Québec. Les Québécois ne sont plus en queue de peloton au point de vue du niveau de vie. Nous contrôlons le gouvernement. Nous contrôlons notre économie. Pour ce qui est des mesures sociales, la loi 101 est appliquée. Les immigrants s’intègrent.  On n’est plus à l’époque décrite par Yvon Deschamps dans ses premiers monologues.

Et les Québécois ont rejeté lors de deux référendums (celui de 1995 a été très serré, et il y a eu de la triche)de se séparer du Canada. L’opinion publique est contre.

Je ne suis plus sûre que la séparation soit nécessaire. Ni qu’elle soit faisable. Allons-nous concentrer toutes nos énergies sur l’indépendance et laisser de côté l’environnement, la justice sociale, l’égalité des chances? L’humanité pourrait disparaître si nous ne faisons rien.

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Je sais très bien qu’il reste encore des rednecks anglophones, tant au Québec que dans le ROC (merci de l’avoir souligné, Internationaliste; je manquais un peu d’essence à la fin de mon billet, alors je suis revenue ajouter des choses dimanche). Mon conjoint anglophone dit que la plupart d’entre eux ont quitté le Québec à partir de 1976. Il dit que des gens comme Howard Galvanov lui faisaient honte. On a néanmoins encore dans le portrait des anti-francophones comme The Suburban, Diane Francis, Jan Wong (je n’ai pas digéré son papier sur Dawson!). Mais faut-il juger tout un groupe d’après quelques têtes chaudes?

Le simple fait que je sois bilingue, que j’aie choisi l’emploi que j’exerce depuis 10 ans et plus et que j’aie un conjoint anglophone (parfaitement bilingue et qui accepte volontiers que je corrige ses fautes de français occasionnelles) fait de moi automatiquement une traîtresse aux yeux de certains. Tant pis. Je ne suis pas capable d’avoir l’esprit fermé, de vivre en vase clos. Les autres cultures m’intéressent. Internet est en grande partie en anglais. Et Amour est vraiment l’homme de ma vie, par la multitude de points communs que nous avons. Je vois un peu les deux côtés de la médaille. Et je trouve ça bien correct d’être une modérée. C’est l’âge? Peut-être, et puis après! Égoïsme de boomer? Quelle accusation facile.

Quel monde est-ce que je veux laisser à mes petits-enfants? Ça s’en vient vite!

On oublie parfois commodément certaines choses chez les nationaleux. Il y avait bien des Patriotes au Haut-Canada aussi, pour la même raison que nous : on les taxait mais ils n’avaient pas le droit de vote. Il y avait un monument à leur gloire à Sault Ste. Marie; mais les rednecks piétineurs de drapeau québécois, qui ont fait adopter un règlement municipal pour que les réunions du conseil municipal soient en anglais seulement, l’ont fait démolir. Il y avait des Irlandais comme le docteur Wolfred Nelson dans nos Patriotes à nous. Soit dit en passant, c’est du nettoyage ethnique avant la lettre et une répression très dure que les Anglais ont fait subir aux Irlandais, qui leur ont résisté bien plus longtemps et de manière bien plus sanglante que nous. (Allez lire sur le soulèvement de Pâques 1916!) La famine de 1847 a fait plus d’un million de morts; c’est plus que les pertes des Patriotes, ça! Les Irlandais ont immigré au Canada et aux USA en masse à cette époque. J’ai du sang anglais et irlandais, à propos… comme bien des Québécois. C’est d’Irlande que viennent nos violoneux et nos sets carrés.

Il y a eu de la discrimination contre les Canadiens-Français mais je crois qu’elle est en régression. Même la région de Niagara Falls, il n’y a pas si longtemps un coin orangiste (le pendant de l’Ordre de Jacques-Cartier) et anti-francophone, a découvert que ses francophones sont une richesse! Et que les touristes québécois vont venir si on les accueille en français.

Ça m’horripile quand on déblatère contre les «Anglais». C’est un refus de voir que la dynamique a changé. Crime, on n’est plus en 1759, ni à l’époque de Walter Gordon du CN! Les Québécois anglophones ont bien changé depuis 1976, beaucoup sont parfaitement bilingues. Les pires rednecks sont partis (ils faisaient suer même les autres anglophones, à propos). Beaucoup de jeunes anglophones instruits s’expatrient, c’est une perte pour le Québec. Saviez-vous qu’on peut faire certains travaux en français à McGill? Moi j’y ai suivi quelques cours; il y a pas mal de francophones.

Les anglophones ne sont pas toujours indépendantistes. Quoi, vous ne saviez pas qu’il y a des anglophones souverainistes? Vous avez oublié David Payne? Robin Philpot? Je sais que M. Philpot joue sur les mots pour le Rwanda, et ça me met mal à l’aise, mais n’empêche qu’il est souverainiste. Mais au moins on peut parler calmement avec eux, dans le respect. Ça me suffit.

Je suis fermement convaincue que les Québécois d’expression anglaise sont des Québécois et que ce n’est pas en ayant des préjugés envers un autre groupe linguistique que nous allons promouvoir les rapports harmonieux! Les termes qu’on emploie pour désigner les gens ne sont pas anodins et le fait d’appeler les Québécois d’expression anglaise «les Anglais» indique, à mon avis, qu’on les rejette — et qu’on vit dans le passé. Les Québécois sont-ils conscients qu’ils sont des métis? Que le système parlementaire inspiré de celui des Britanniques est l’un des plus efficaces et qui protège le mieux les droits fondamentaux (je ne dis pas qu’il est parfait)?

Et si mon nationalisme ressemble plus à celui d’André Boisclair qu’à celui de Raymond Villeneuve, eh ben, tough luck! Je ne m’excuse pas du tout. Et s’il y a une chose que je déteste, ce sont les racistes et les gens bornés — ou homophobes.

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