Un tueur méconnu : le sel excessif dans les aliments ~ A silent killer: excess salt in food

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© 2009 Line Merrette

Le Globe and Mail a publié en juillet 2009 un dossier accablant sur la quantité excessive de sel dans les aliments, intitulé
« Hard to Shake ». On le trouve ici. Le journal La Presse et Cyberpresse ont également publié des articles sur le sujet, notamment sous la plume d’Anne Desjardins, de Stéphanie Bérubé (autres textes d’elle ici et ici) et d’Ariane Krol. Louise Lemieux parle ici de ce qui se fait en France, notamment avec la baguette. De plus, selon Annie Morin, du Soleil, les Canadiens mangent salé, beaucoup plus salé qu’ailleurs dans le monde.

Comme le relève Mathieu Perreault, « si aucun Américain ne dépassait la dose maximale recommandée de sel, les bénéfices pour le pays seraient de 32 milliards US, conclut une étude du groupe de réflexion Rand. Il s’agit essentiellement d’économies liées aux jours de travail perdus à cause de l’hypertension et des maladies cardiaques qui en découlent. La baisse de consommation nécessaire serait du tiers (la moyenne actuelle est de 3,4 g, alors que la quantité maximale recommandée est de 2,3 g). Au Canada, où le taux de consommation de sel est similaire, les économies seraient de 3,2 milliards US. »

Et pendant ce temps, que fait Ottawa, qui a des responsabilités dans le domaine de la santé et des aliments? Oh, pas grand-chose. Comme le rapporte l’Ottawa Citizen (merci à Manuel Costa d’avoir publié le lien) : «Feds doing too little to cut salt from Canadians’ diets: Report».

Comme le rapporte Ariane Krol de La Presse :

« Santé Canada envisage d’autoriser les fabricants à ajouter des vitamines et des minéraux à une foule d’aliments, y compris ceux qu’on peut qualifier de malbouffes. Une très mauvaise idée. Ottawa doit rectifier le tir.

« C’est le Journal de l’Association médicale canadienne (CMAJ) qui a lâché cette petite bombe cette semaine. Le projet de règlement aurait dû apparaître dans la Gazette du Canada le 31 mars dernier, mais la ministre de la Santé l’a retiré à la dernière minute, rapporte la publication médicale. Santé Canada n’a pas voulu nous confirmer, ni démentir, ces affirmations. »

Et encore ici, Mme Krol écrit :

« Le problème est bien connu des autorités de santé publique. Le ministre fédéral Tony Clement a créé un groupe de travail sur le sujet en 2007. Deux ans plus tard, on attend encore des résultats. Ottawa doit en faire une priorité. C’est ce que le Royaume-Uni a fait il y a quelques années, et ça commence à rapporter.»

Autres références

  • Added October 9, 2009, from The Gazette : « Salt group peppered with questions over delays« 
  • World Action on Salt and Health
  • Center for Science in the Public Interest
  • Un débat au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes, qui remonte à 2007
  • Un débat aux Communes, qui remonte au 2 novembre 2006. On y lit notamment ceci : « Au Comité de la santé, un cardiologue qui a comparu comme témoin a dit qu’il voit en consultation des enfants de trois à dix ans atteints d’artériosclérose et d’occlusion des artères. Imaginez un peu, des enfants de trois à dix ans qui ont des symptômes qu’on s’attend normalement à trouver chez des hommes d’âge moyen qui ne sont pas en forme, comme moi. »
  • Article du Journal de l’Association médicale canadienne, « Effective population-wide health interventions to promote sodium reduction » (PDF) . On y lit notamment ceci : « Hypertension awareness, treatment and control rates are suboptimal in Canada, where hypertension is the most common diagnosis that leads to physician visits. 12 Although lifestyle modification is effective in lowering blood pressure, few patients with hypertension implement lifestyle changes. 13 Sodium reduction is probably the most feasible lifestyle intervention, in part because it can be implemented without substantive change in societal structure or consumer behaviour. 14 Furthermore, the average daily sodium intake in Canada is more than double the highest recommended level. 15 »

Que faire

  1. Écrire à votre député fédéral et réclamer que les travaux du comité débloquent et que des mesures plus strictes qu’une réglementation purement volontaire soit mise en vigueur le plus tôt possible.
  2. Écrire aussi à votre député provincial (Québec, Ontario, Nouveau-Brunswick, Manitoba…) pour relever que le sel excessif dans les aliments entraîne des maladies évitables, y compris chez les enfants, qui sont de plus en plus touchés.
  3. Signer cette pétition en ligne (à venir).
  4. Écrire aux chaînes d’alimentation comme Loblaws, Provigo, Metro, IGA et aux chaînes de restaurants comme McDonald’s pour réclamer des aliments réduits en sel.
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