The darker sides of Ayn Rand – The Globe and Mail ~ Les sérieuses faiblesses d’une auteure « culte »

The darker sides of Ayn Rand – The Globe and Mail.

On the same topic // Sur le même thème

Ah, Ayn Rand, les objectivistes et les libertariens…  qui prennent tout ce qu’elle a écrit pour du cash. Aucun esprit critique.

On peut lui rétorquer ceci :

  1. Beaucoup d’experts considèrent que les objectivistes (disciples d’Ayn Rand) sont une secte. En tout cas, ils en ont toutes les caractéristiques, notamment la foi aveugle et le mépris pour les gens qui ne pensent pas comme eux.
  2. Allan Greenspan était d’ailleurs un admirateur d’Ayn Rand. Et, si vous remarquez,  la philosophie de Rand a d’ailleurs été mise en pratique de manière littérale à Wall Street («tout pour moi et f* les autres!»). Ce qu’on appelle en anglais « a feeling of entitlement ». Pas grave si ces supposées «valeurs mobilières» ne sont que du vent ou, pire,  carrément de la fraude. Il faut que les êtres « supérieurs » s’enrichissent!
  3. Normalement, les grands philosophes qui veulent faire école ont un doctorat. Or, tout ce qu’elle avait c’est un ptit bac en enseignement. C’est surtout que sa culture et son bagage philosophiques et politiques étaient sérieusement déficients. Son édifice conceptuel est branlant, construit sur du sable.  Il y a plein d’ouvrages majeurs en philosophie politique qu’elle a lus sous forme de résumés seulement. Sa théorie est bâtie sur des sophismes. C’est ue apologie de l’égoïsme où elle dit qu’il ne faut pas aider « les êtres inférieurs » (elle se base sur quoi pour juger de la valeur d’une personne?). Et les objectivistes ont une TRÈS bonne opinion d’eux-mêmes. Ils se prennent vraiment pour des gens supérieurs!
  4. Beaucoup d’universitaires refusent de parler d’Ayn Rand dans leurs cours (ce qui serait une consécration d’elle en tant qu’auteure ayant vraiment contribué au progrès de la pensée) car ils considèrent qu’elle n’est pas un penseur sérieux et digne d’intérêt.  Romancière, je veux bien  (je suis généreuse, elle était surtout scénariste à Hollywood, assurément un haut sommet de la pensée humaine!), mais philosophe, no way!

Je comprends qu’Ayn Rand a vu de près le bolchévisme (alors qu’elle était très jeune). Mais prendre le contre-pied total, prôner l’égoïsme et ériger en principe qu’il ne faut pas aider les « êtres inférieurs » est aussi absurde que le bolchévisme. Qui décide qui est inférieur? C’est aussi arbitraire et inhumain que les décisions des bolcheviques. De plus, c’est une attitude prétentieuse et méprisante, sûrement les deux défauts que je déteste le plus. Mais c’est typique des sectaires de croire qu’ils sont supérieurs à la plèbe. Ça vous fait un beau cover pour votre égoïsme.

« Qui est John Galt? » Le fait que mon critique (de Woodstock, Illinois) ait pris le nom de ce personnage et se soit créé une adresse de courriel fictive basée sur l’employeur du personnage dans le roman en dit long sur lui. Nous n’avons pas grand-chose à nous dire : il me prend pour une bolchevique, ce que je ne suis pas.  (Je suis social-démocrate New Labour.)  C’est juste que ma philosophie ne se résume pas par vae victis!Vous me faites penser aux gens qui essaient de vivre selon les romans de John Norman (chroniques de Gor).

Je suis bien consciente que l’égalitarisme imposé et le nivellement par le bas ont des effets pervers. Je suis d’accord que le talent (qui est un don, notamment génétique, comme l’intelligence; donc il est mal fondé de s’en glorifier) a une valeur (même monétaire) et que l’effort doit être récompensé. Mais le modèle québécois n’est pas le collectivisme (intégral). Et ce qu’Ayn Rand propose n’est pas une solution. Au contraire, cela mène tout droit au bûcher des vanités!

Publicités
Publié dans Books, Capitalism, Capitalisme, Livres, Philosophie politique, Political Philosophy. Commentaires fermés sur The darker sides of Ayn Rand – The Globe and Mail ~ Les sérieuses faiblesses d’une auteure « culte »
%d blogueurs aiment cette page :