De l’égoïsme promu au rang des vertus

The modern conservative is engaged in one of man’s oldest exercises in moral philosophy; that is, the search for a superior moral justification for selfishness.

John Kenneth Galbraith

 

conviction

Source de l’image: http://oglaf.com/conviction/

« Among Ayn Rand’s followers, her lover, Nathaniel Branden, published 10 books with the word self in the title… see link below.

Ce matin quelqu’unE publie cette image. Total hasard mais quelqu’un a posté le lien Clinical psychologist explains how Ayn Rand helped turn the US into a selfish and greedy nation hier et c’est hyper pertinent!

Et le Québec est en train de devenir comme ça. La mentalité libertarienne (à ne pas confondre avec libertaire) se répand au Québec grâce aux ténors et sopranos de la drette comme Éric Duhaine (sic). Les gens se réjouissent du malheur des autres, refusent d’être solidaires et de partager et considèrent la solidarité comme de la faiblesse. Vae victis! Et Atlas s’en contrefiche.

J’aimerais juste qu’ils m’expliquent comment ils vont se payer une université, un hôpital ou une usine de filtration de l’eau… Pour ces gens-là, baisser les impôts est un article de foi. Ils vont s’arrêter où? à zéro?

Autre article de foi de ce genre de personnes : le secteur privé est meilleur que le public, de manière intrinsèque, et plus efficace. Sauf que le concept de profit est incompatible avec la qualité du service, ce sont deux motivations opposées. Et si on combine ça avec la cupidité actuelle, avec l’égocentrisme actuel, cela donne des entreprises qui nous volent sans aucun scrupule, et à très grande échelle.
Les QuébécoisEs sont nombreux à avoir rejeté toute religion. Le problème, c’est qu’avec notre grave manque de culture (le pourcentage d’analphabétisme est effarant… le dernier chiffre que j’ai vu, c’est 48%) et les difficultés de notre système d’enseignement (et les mauvais choix de programmes que les bonzes font à Québec), trop souvent, il n’y a pas de système éthique ou moral conscient qui l’a remplacée. Et les gens sont captifs des médias qui demandent peu ou pas de lecture.

Consommer devient le but dans la vie. Et avoir la paix. Et on ne se gêne pas pour être sans pitié avec les gens qui dérangent la quiétude, voire qui ont un poil de travers.

Ça ne fait pas le tour de la question, mais ceci (l’article ne s’affiche pas au complet, je sais) est paru récemment dans le Globe and Mail. Ça parle des gens qui aiment ridiculiser et harceler les autres en ligne. Comme on a fait à certainEs étudiantEs.

L’auteur ne parle pas de l’égoïsme présenté comme une vertu et de la solidarité présentée comme une faiblesse. Je pense que ça joue beaucoup, pas juste le sadisme de certainEs.

C’est d’autant plus paradoxal que de nombreuses études démontrent que l’altruisme est une stratégie gagnante pour une espèce et ce, même en dehors de toute considération éthique!

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Trop de boomers (et de «millénaires») ne se rendent pas compte à quel point le discours qu’ils tiennent contre les jeunes qui manifestent est exactement le même que les générations précédentes ont tenu contre nous dans les années 1970. Pouilleux. Paresseux. Parasites. Devraient être en classe. Gosses de riches (!). Communistes. Losers. Et j’en passe.

C’était clair pourtant, à l’époque, que c’était la voix du statu quo qui parlait. Et de la peur. Nous savions que nous n’étions pas dans la rue juste pour le plaisir, mais parce que notre avenir était en jeu. C’est encore le cas en 2012-2015.

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Être QuébécoisE, qu’est-ce que ça veut dire?

 
VELH

Publié dans Amistad, Amitié, Antifascisme, Antiracisme, ÇA SUFFIT LA VIOLENCE!, Éducation, বন্ধুত্ব, મિત્રતા, Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement, Colonialism, Colonialisme, Démocratie, Désinformation et propagande, Democracia, Democracy, Derechos de la Mujer, Derechos humanos, Droits de la personne, Droits des femmes, Fascism, Fascisme, Féminisme, Feminism, Fondamentalisme religieux, Gender Politics, Human Rights, Islam, Justice, Justicia, La drette, Leadership des femmes, Liberté de religion, Liderazgo de Mujeres, Mes valeurs, Minority government, My values, Philosophie politique, Politique québécoise, Quebec Politics, Racisme systémique, Religion, Religions, Right-wing propaganda, Société, Solidaridad, Solidarité, Solidarity, Systematic Racism, Systemic Racism, Terrorism, Terrorisme, Women Leadership, Women Rights, 友誼, ידידות, שלום והרמוניה, السلام والوئام, صداقة. Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , . Commentaires fermés sur Être QuébécoisE, qu’est-ce que ça veut dire?

Je reblogue : Ianik Marcil et l’appel du vide

Je ne peux m’empêcher de rebloguer l’excellent billet publié hier par Ianik Marcil. On peut le lire ici http://ianikmarcil.com/2013/11/17/lappel-du-vide/. Je le reproduis intégralement.

L’appel du vide

novembre 17th, 2013  |  Published in À la uneOpinions

La culture, c’est de gagner en liberté et de perdre en arbitraire. L’inculture, c’est de gagner en licence et en arbitraire.

Pierre Vadeboncœur, Trois essais sur l’insignifiance, Montréal : l’Hexagone, 1989, p. 28.

Comme c’est le cas pour plusieurs personnes de mon âge, le Voir était un incontournable il y a 20 ans. Autant pour les annonces classées – pour se trouver un énième appartement d’étudiants – que pour connaître le rythme auquel le Montréal artistique et communautaire vibrait.

Le monde évolue, bien sûr. Mon Voir papier que je lisais religieusement à la fin des années 1980 alors que j’étais étudiant doit s’ajuster à la réalité actuelle. Celle de notre société évoluant à vitesse grand V tout comme celle du monde des médias chamboulé par la réalité du web.

En revanche, une nouvelle initiative du Voir me laisse sans voix. Cela s’appelle « trouble.voir.ca » . Il s’agit, grosso modo, d’explorer les recoins les plus sombres du web – le « far web ». Une initiative, selon le rédacteur-en-chef du journal, d’une expérimentation. Jeter la lumière sur les sombres recoins du web.

En l’occurrence, il y a quelques jours, on y a présenté un « reportage » sur un sombre personnage, Dominic Pelletier. Résumons. Dans cette capsule, une jeune nouvelle vedette du web, Gab Roy, interview l’individu. Lequel profère des propos misogynes à décaper un plancher de bois franc. Non content d’en rigoler à la fin – « ce type est fou » dit-il en substance, mais avec le rire nerveux de celui qui a vu une horreur sans la dénoncer – tout au long de son « reportage » il relance la bête. Et la bêtise, par ses multiples questions.

A priori, je ne trouve rien à reprocher à cette intention d’expérimentation. En revanche, j’ai bien du mal, le mot est faible, à avaliser le traitement que le Voir offre de cette expérience. Voir offre un canal de diffusion efficace voire prestigieux à un odieux personnage (on s’accordera tous sur le caractère odieux du type et de ses propos). De plus, ce « reportage » n’a rien d’un travail journalistique. Aucune analyse, aucune critique, aucune mise en perspective. Voir ne fait que reproduire in extenso ses propos. Gab Roy, malgré son inconfort, rigole comme une baleine en disant à la fin que ça n’a aucun sens – sans compter qu’il relance joyeusement l’autre idiot. Est-ce du journalisme? De l’éditorial? Non, c’est de la complaisance: on donne la parole à un dangereux débile.

Il ne s’agit pas ici d’opinion, mais de propos haineux et misogynes. Lesquels n’ont pas place dans la sphère publique. Lesquels doivent être condamnés. Or que fait le Voir: les diffuser. Ce qui ne fera que les conforter. Et surtout, bien plus grave, conforter ceux qui les écouteront et les avaliseront, tout confortablement dans leur fauteuil devant leur écran. Simon Jodoin a écrit ceci ces derniers jours: « Au-delà des clics, bien avant les profits ou le buzz médiatique, ces gens et leurs auditeurs m’intéressent. Grandement. » Pas moi. Ils me répugnent. Et il y a un code criminel pour les faire taire, le cas échéant. Si on vend plus de livres merdiques que de recueils de Rimbaud, c’est entre autres parce que l’on n’élève pas assez le niveau dans les médias grand public. Si le Voir avait mis l’énergie à promouvoir un poètes.voir.ca à la place, par exemple, peut-être que le monde serait meilleur. La demande est créée par l’offre, pas l’inverse, quoi qu’en dise une majorité de mes confrères. Mais en offrant un canal de diffusion à ces propos, on les banalise, on en fait un freak show plutôt que d’en démonter les mécanismes pour les mieux dénoncer.

On prétend que l’exposition au grand jour de ce type de propos les condamne de facto. C’est ce qu’écrit, notamment, Judith Lussier. Je ne suis pas d’accord. Offrir une visibilité à un quidam – qui plus est, de manière complaisante – qui n’occupe aucun rôle social ou politique ne contribue qu’à avaliser son propos – malgré les intentions du diffuseur de cette initiative. Plusieurs de mes amies victimes des conséquences de tels propos ont vu remonter en elles des blessures des violences passées dont elles ont été victimes en entendant cette entrevue avec Dominic Pelletier. Il serait légitime de diffuser des propos condamnables proférés par un personnage public – politicien, humoriste, homme de pouvoir. D’un inconnu misogyne et xénophobe, que cherche-t-on ? Je n’en sais trop rien. Une chose dont je suis persuadé, par contre, c’est qu’on lui offre un canal de diffusion rêvé puisqu’il n’est médiatisé par aucun discours critique ni mise en perspective.

En réalité, la chose que je comprends le moins est que ça soit le Voir qui propose cela. Le Voir que j’ai connu, étudiant, ce média vivant de culture et de société, ne ressemble pas à cette « expérience ». Je ne reconnais pas le Voir que j’aimais et auquel j’étais fier de contribuer quand on m’y as invité comme blogueur. Fondamentalement, ce que j’en comprends, c’est qu’on cherche à attirer les « jeunes » (whatever that means) qui suivent déjà ces hurluberlus en espérant les amener à consommer de la haute culture? Il s’agit là du problème fondamental à mes yeux de ce projet. Étudiant, mes profs ne m’amenaient pas à lire Giono en passant par les BD stupides de Archie: ils me parlaient de Giono avec passion pour que j’aie envie de le lire. Les mauvais profs n’y arrivaient pas; les bons, oui. Ce que le Voir fait avec ce projet c’est précisément d’ouvrir la porte à ce nivellement par le bas en lançant ce message: d’une part, on laisse la paroles aux débiles parce qu’on croit important de montrer qu’ils existent et que, d’autre part, on va attirer des jeunes qui, pourtant, ont beaucoup plus d’intelligence pour faire la part des choses et qui n’ont pas besoin de ce paternalisme pour atteindre la haute culture.

Dans 90% des entrevues que je donne dans les médias on me présente comme économiste et blogueur auVoir. Depuis que trouble.voir.ca est mis en ligne, je me fais bombarder de commentaires du type: « Quoi? Tu avalises ça, étant un collaborateur au Voir ? ». Non, je ne l’avalise pas. Je refuse d’être coupable par association d’une expérience qui diffuse des propos qui sont au mieux odieux, au pire dignes de condamnations au criminel. Le Voir n’est pas une grosse organisation médiatique comme le Journal de Montréal ou La Presse. La perception est que nous formons une petite équipe tricotée serrée. Du coup, la perception négative rejaillit sur nous tous.

Le climat difficile que nous vivons présentement fait en sorte que je souhaite contribuer à des médias qui élèvent le débat. L’initiative « trouble.voir.ca » ne contribue en rien à assainir ledit climat, c’est plutôt l’inverse.

L’appel du vide – voilà le mal fondamental de notre époque. Voilà, aussi, pourquoi, je refuse d’être associé à une initiative qui le glorifie. Je préfère, de loin, favoriser la promotion de Giono tout autant que de jeunes poètes, bédéistes, littéraires et essayistes qui nous permettent d’évoluer vers un monde meilleur.

NB: Mon site personnel, sur lequel vous lisez ce texte, n’a pas été mis à jour depuis plus d’un an. N’y cherchez donc pas mes contributions récentes – elles y seront intégrées bientôt.

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Et ça m’inspire la réflexion suivante :
Des fois je me demande si cette fausse respectabilité, cette «fiction de la chance égale aux deux côtés de la médaille» (qui a notamment contribué à légitimer le déni des changements climatiques dans les médias américains) ne sert pas les intérêts de quelqu’un.Sans tomber dans les théories du complot, on observe que des forces s’organisent dans la société civile pour provoquer des changements bénéfiques ou stopper des tendances dangereuses (l’érosion des droits des Premières Nations, l’exploitation sans aucun frein des ressources naturelles…). Et ça dérange. Quelle belle riposte sans en avoir l’air que de donner une antenne aux libertatariens, aux populistes etc. Qui se chargeront de légitimer la réaction. http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2013/jun/14/climate-change-energy-shocks-nsa-prism. Il est intéressant notamment de lire la biographie d’Éric Duhaime… sans rien affirmer, ça me fait «jongler».

P.S. On a vraiment besoin de gens comme Ianik Marcil – Punkonomie et Léo-Paul Lauzon pour «démancher» les faussetés dont on nous abreuve quotidiennement. Et de l’Institut IRIS aussi.

La Charte? Pu capab!

hibou tanné
Aucun commentaire haineux ne sera publié. Par contre, je me réserve le droit de les transférer à la police si c’est justifié. Tenez-vous-le pour dit. Apparemment, certains n’ont pas envie de tester… respectable simon picotte Michael Laughrea David Ouellette

Eh oui, je défends le port de la kippa (Mazel Tov aux gens qui me dépeignent comme antisémite depuis des années!), du turban et du hidjab. Pas pantoute le tchador, l’abaya, le niqab et tout ce qui est plus « voilant », par contre, et ceci est ferme.

Les gens s’indignent contre le voile, mais je ne les entends pas trop se plaindre de l’utilisation faite des femmes dans la publicité. On ne parlera pas de la porno, etc.

Je pense que l’Occident n’a pas de leçons de respect ni de dignité des femmes à donner à qui que ce soit. (Et surtout pas l’arrière-garde macho des hommes pseudo-féministes et leurs cheerleaders réactionnaires. Je ne parle PAS de tous les hommes.)

Les Femen ont d’ailleurs été fondées… par un homme! Il savait que des seins, ça attirerait l’attention!

Et si nous avons des catholiques qui prennent la pilule, et que tout le monde sauf les évêques trouve ça normal, pourquoi se préoccuper de ce que les mollahs pensent du maquillage? Ces femmes voilées sont pour la plupart sincères, non opprimées, et suivent leur conscience. Nous avons nos propres contradictions… elles sont nombreuses! Alors pourquoi être étonnés que les musulmanes en vivent, consciemment ou non. Le monde arabe a créé les Mille et Une Nuits, le baladi, beaucoup de superbes poésies… et l’islam. Nous avons les soeurs cloîtrées et les annonces de déodorant Axe!

Dalila ne vit pas en Iran, que je sache? Elle vit ici! Je sais bien que les femmes sont traitées comme des citoyennes de seconde zone dans beaucoup de pays, moins développés ou pas (pas juste musulmans, à propos! Aux États-Unis, qui réglementent davantage les utérus que les mitraillettes… en Inde, en Afrique…). Mais en quoi cela a-t-il rapport avec ce qui se passe ici? Nous ne sommes pas en train de régler les problèmes de l’Arabie saoudite, mais en train d’essayer de réparer les pots cassés par le PQ et ses fomenteurs de haine.

Et puis j’en ai marre des féministes occidentaux, privilégiés, blancs et chrétiens (surtout certains hommes) qui ne connaissent qu’une seule façon d’être féministe — en microjupe et pas de brassière (c’est vraiment être libérée, ça??) — et ne croient pas les musulmanes quand elles disent faire leur choix librement, quand ils et elles ne leur accordent même pas la capacité de penser par elles-mêmes. Ça vaut bien la peine de parler des pères et des maris qui les oppriment et les traitent en mineures quand certains ici font la même chose!

Je ne suis pas musulmane et je ne porterais jamais le voile, car ce n’est pas moi. Mais voulez-vous bien cesser de penser et de décider à la place des femmes svp?

Nous nous plaignions naguère que Trudeau & Cie voulaient annihiler notre culture et faire de nous un groupe ethnique comme les autres. Il y a seulement notre culture qui est digne de respect? Certains Québécois, se sentant attaqués, ont adopté une position défensive et se sont repliés sur eux-mêmes. Grâce à la charte, les musulmans vont faire la même chose! Et c’est compréhensible.

Ça vaut bien la peine de chialer contre les ayatollahs!

Billet qui va fort probablement être rallongé plus tard.


En calvaire contre le crucifix

Femmes voilées: «augmentation dramatique» des agressions

Jean Dorion, l’anti-Djemila Benhabib

Ajout le 2013-10-05

Au sujet de la pseudo charte québécoise de la laïcité, qui est en fait une manière d’imposer la façon de faire chrétienne (selon une décision des tribunaux des années 1950, dans le cas d’un Témoin de Jéhovah).

Donc, non, ça ne vient pas seulement de Trudeau! La liberté de conscience et de religion est la première liberté qui est mentionnée dans la charte fédérale.

«Laïcité au Canada : Liberté de conscience et exigence d’égalité» de Micheline Milot dans «Archives de sciences sociales des religions», no 146, avril-juin 2009, p. 61-80

Réflexion sur la portée et les limites de l’obligation d’accommodement raisonnable en matière religieuse, Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, février 2005 (PDF)

Ajout le 2013-10-07

Feminism And Race: Just Who Counts As A ‘Woman Of Color’? Ou comment les femmes autres que blanches (et occidentales et chrétiennes?), ou les femmes blanches et noires si on a de la chance, sont traitées en êtres humainEs non importantEs, voire inexistantEs dans le débat sur le féminisme

La reine en croix

« La Ligue des droits et libertés lance cette semaine une nouvelle édition de son fascicule sur la laïcité. Nous vous invitons à le lire et à le diffuser dans vos réseaux :http://liguedesdroits.ca/wp-content/fichiers/laicite_reedition_oct.2013.pdf. »

Ajout le 2013-10-15
U
n tit détail que Mâme Bertrand & Friends oublient : 1 bonne partie du Maghreb et le Liban sont d’anciennes colonies françaises officielles ou presque et ça a joué dur en sacrament (Albert Memmi, ça vous dit quelque chose? L’OAS? Les pieds-noirs?).

Raison de plus pour les gens ayant des liens avec là-bas d’être sur la défensive vis-à-vis leur identité. Mais oups! Selon certain, la seule identité qu’il vaut la peine de défendre sur cette terre c’est celle des tits Québécois blancs, joualisants (bon nombre de ces gens-là parlent et écrivent le français mieux que nous!), pseudo-chrétiens (alors que 40% ou plus des Québécois n’y connaissent rien mais font semblant parce qu’ils aiment les arbres de Noël et puis c’est moins forçant que de penser à une solution de rechange authentique). Et plogués en permanence sur le câble américain!

Ça leur prendrait une dose intraveineuse de bell hooks! Tsé là, une féministe de couleur qui conteste le pseudo-féminisme des dames patronesses blanches, riches, colones (c’est quoi le féminin de colon?) et chrétiennes.

Trop bon, faut que je recolle (de Facebook)

Ianik Marcil

« Pourquoi apparaît-il si normal à un si grand nombre d’entre nous que l’essentiel du débat au sujet de l’immigration porte sur nos exigences, nos conditions, et très rarement sur ce que nous devrions exiger de nous-mêmes comme société d’accueil? (…) Tant et aussi longtemps que nous confinerons le débat public sur l’immigration à celui de l’intégration culturelle ou de l’apport économique représenté par les nouveaux arrivants, nous vivrons dans l’illusion d’une société juste.» – Christian Nadeau, Liberté, égalité, solidarité (Boréal, 2013), p. 192/195.« J’avais promis de ne plus parler de la Charte. Je retire cette promesse. De mes sœurs québécoises portant le hijab sont attaquées (heureusement, que verbalement, de celles que je connais) ces jours-ci. J’ai honte de mon coin de pays. »
Janette au pays des malaises

Ajout le 20 octobre

No matter how you are dressed you can still be prejudiced. Removing the visible signs is wishful thinking.

Et puis ce que je trouve particulièwrement enrageant c’est que des Québécoises et des Québécois — membres d’un peuple qui s’est plaint (souvent avec raison) que sa culture, ses coutumes n’étaient pas respectées par les autres reproduisent exactement ce comportement avec les musulmanEs.

Il y a des catholiques qui prennent la pilule. Il y a des féministes botoxées. Notre société supposément égalitaire utilise trop souvent les femmes pour vendre toutes sortes de produits, les sous-paie… la pornographie est florissante… et nous venons nous mêler de dire aux autres quoi faire? Ahem… Les musulmanEs sont des humainEs. Pourquoi ce deux poids deux mesures?

Combien de pays du Maghreb et d’Afrique ont été colonisés, exploités, francisés de force, etc.? Ces gens-là ont dû lutter pour tenir leur caractère propre en vie. Et là, nous allons les mettre sur la défensive en leur IMPOSANT notre façon de voir? Quelle belle façon de «favoriser le vivre-ensemble»! On veut leur faire ce qu’on nous a fait : les rendre invisibles!


Dans le rouge

Par Laurie Penny

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Illustrations de Molly Crabapple

Traduction de Line Merrette
On peut voir la collaboration passée de Molly et de Laurie au sujet des manifestations anti-OTAN ici (en anglais)

©2012 Laurie Penny (texte), Molly Crabapple (illustrations)

Déjà un an! L’article original in English est ici Dans le Rouge.

Le slogan est « Carrément dans le rouge », une allusion au fait d’être couvert de dettes. C’est pour cela que des centaines de milliers d’étudiants et de syndiqués qui participent à la grève dans le secteur de l’éducation ont adopté la pratique consistant à épingler un petit carré de tissu rouge à leurs vêtements.

On trouve désormais partout des gens qui le portent, à New York, à Londres, partout où des mouvements étudiants et antiaustérité s’efforcent de se restructurer après des mois de répression policière. Dans le parc de Washington Square, à New York, des centaines de jeunes gens se rassemblent pour une marche de solidarité avec les étudiants du Québec. Ils portent des carrés rouges épinglés à leur sac, cousus à leur chemise, suspendus à leurs lobes comme boucles d’oreilles et dessinés sur leur visage. Si vous n’avez pas de carré rouge, une jeune femme munie d’une pièce de feutrine et de ciseaux à bricolage s’empressera avec zèle de vous en tailler un pendant que vous marchez tous deux entre deux rangs de policiers du NYPD à motocyclette.

Il se passe quelque chose d’important au Québec. En cette ère de stimulation visuelle incessante, les mouvements de protestation modernes ont jusqu’à maintenant évité l’imagerie mignonne, mais le carré rouge a une histoire. Il plonge ses racines dans le mouvement ouvrier québécois d’il y a plus d’une décennie et a été adopté par l’aile militante du mouvement revendicateur étudiant. Mais depuis quelques semaines, quelques mois, il a été largement adopté par tous les étudiants en grève et leurs partisans autour du monde alors que la violence policière et les lois antimanifestations répressives ont attiré l’attention du monde entier sur le mouvement.

Depuis février, des étudiants de tout le Québec sont en grève pour protester contre une hausse prévue des droits de scolarité, qui sont actuellement les plus bas au Canada. Le gouvernement provincial s’apprête à les augmenter d’une somme pouvant aller de 1 810 $ à 4 700 $. Des milliers de personnes ont marché dans les rues de Montréal pendant plus de 40 soirées consécutives, malgré la pluie tempérée canadienne qui les trempait périodiquement, dont la température rafraîchissante est celle de l’urine tiède. Ce nombre atteint fréquemment les dizaines de milliers de personnes et le mouvement ne cesse de croître. Le mois dernier, le gouvernement Charest a fait adopter à la valeur la loi 78 (une « loi spéciale »), qui contient des mesures draconiennes contre les rassemblements publics. Amnistie internationale les a rapidement condamnées comme étant des « violations des obligations internationales du Canada en matière de droits de la personne ».

Malheureusement pour le premier ministre Charest, cette tentative de mettre fin aux manifestations a eu exactement l’effet inverse. Depuis, durant les manifestations dans les quartiers, des retraités et des enfants se joignent aux étudiants pour tambouriner sur des casseroles. Les casseroles sont un signe de défi adopté à l’exemple du Chili où, dans les années 1970, les travailleurs frappaient sur leur batterie de cuisine vide dans les rues pour montrer qu’ils n’avaient rien à manger.

Maxence Valade porte un carré rouge. Nous nous rencontrons au local de son syndicat étudiant après une réunion sur les prochaines actions. Il a 20 ans et porte un pantalon de surplus militaire et la barbe négligée classique des finissants de collège. Lorsque je lui demande pourquoi il continue à faire la grève, il me donne une réponse qui s’étire, dans laquelle il est question de l’hégémonie néolibérale et des effets de la recherche du profit sur les études supérieures. Il pourrait être n’importe quel étudiant de l’hémisphère Nord si ce n’était de son œil gauche, qui a été détruit par un tir il y a trois semaines durant une manifestation.

À l’endroit où se trouvait l’œil de Maxence, il y a maintenant un trou humide rempli de matière translucide. La paupière est enflée et étirée jusqu’à une longue cicatrice violette qui donne l’impression qu’une grosse araignée essaie d’éclore hors de son front. « Des choses merdiques se produisent et alors, vous mourez », dit-il, stoïque. Il préférerait parler du « néolibéralisme » –un mot que presque tout le monde, dans une région où le fait de parler français est un sujet de fierté, prononce en anglais – plutôt que de la manière dont on se sent quand on participe à une manifestation et qu’on reprend connaissance avec un trou sanglant là où, auparavant, il y avait un œil.

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Le 4 mai, durant une manifestation des étudiants à Montréal [NdT : à Victoriaville], la police a utilisé des balles de plastique et d’autres armes contre des manifestants désarmés. Pendant la grève, qui dure déjà depuis plus de trois mois, un nombre non négligeable d’étudiants ont été gravement blessés. Maxence n’est pas le seul qui a perdu un œil et un autre jeune homme est toujours dans le coma après une hémorragie cérébrale. Comme dans bien d’autres pays où les protestations populaires contre les programmes d’austérité et les compressions se sont enflammées depuis quelques années, la brutalité policière est devenue un élément routinier du paysage politique à Montréal. « Ils ont mis au point une foule d’armes à utiliser contre les protestataires pacifiques ainsi que contre les émeutes, explique Maxence. Ils utilisent des bombes fumigènes, des balles de plastique, des matraques et du gaz lacrymogène. Ils chargent souvent les manifestants à cheval et utilisent la prise en souricière, comme au Royaume-Uni. Parfois, ils ont aussi des chiens, ce qui fait vraiment peur. »

Comme bien des jeunes Québécois, Maxence parle un peu anglais, mais s’exprime avec plus de facilité en français, une langue à laquelle il revient chaque fois qu’il a quelque chose d’important à dire. Le fossé culturel et économique qui a longtemps séparé les francophones et les anglophones au Québec, et en particulier à Montréal, est une caractéristique distinctive de ces manifestations. Elles sont assaisonnées d’un sentiment de fierté régionale dans une province dont le gouvernement instaure des changements structurels extrêmement impopulaires tels que le Plan Nord, un programme visant à ouvrir les ressources naturelles du Québec aux investissements étrangers. « Quoique vous fassiez, m’a dit l’écrivaine et activiste Amelia Schonbek, 25 ans, dites que nous sommes des étudiants québécois, pas des étudiants canadiens. »

La tension entre anglophones et francophones a été une source de discorde sociale par le passé, mais bien des protestataires perçoivent le choc linguistique comme « une “caractéristique porteuse” ». Graffité sur le mur du cégep Saint-Laurent où j’ai rencontré Maxence et d’autres personnes après un débat animé du syndicat étudiant, on trouve une strophe du célèbre poème écrit par Michèle Lalonde en 1968, Speak White :

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Cette description de la langue anglaise – « c’est une langue universelle, nous sommes nés pour la comprendre, avec ses mots lacrymogènes, avec ses mots matraques » trace à la peinture fraîche l’histoire de l’asservissement des travailleurs francophones au Québec avant la Révolution tranquille des années 1960. À cette époque, comme maintenant, les bouleversements sociaux dans la province de Québec ont été associés aux changements culturels et aux révolutions en marche dans le monde, tout en conservant un caractère québécois unique. L’une des promesses faites par le nouvel État laïque à l’époque était l’enseignement supérieur gratuit pour tous, et cette promesse n’a pas été oubliée, qui ne peut être oubliée chaque fois que les étudiants scandent « La loi spéciale on s’en câlisse[1] » dans les quartiers de Montréal. Pour paraphrase George W. Bush, il semble y avoir consensus sur le fait que le problème des anglophones est qu’ils n’ont pas de mot pour « en masse ».

Le facteur linguistique n’est qu’un seul des éléments qui viennent compliquer toute compréhension de la grogne au Québec qui ne la verrait que comme un simple rejeton du mouvement Occupy. Le Québec a une longue tradition de grèves étudiantes qui ont permis d’obtenir des concessions du gouvernement; la dernière remonte à 2005. Cette dernière ronde, celle qui a eu le plus d’ampleur et a duré le plus longtemps, était « planifiée depuis 2010 », selon Rushdia Mehdi, une étudiante en géographie qui porte des boucles d’oreille à carré rouge dissimulées sous ses cheveux sombres.

L’une des principales raisons pour lesquelles les étudiants du Québec obtiennent un succès relatif quant à la durabilité du mouvement en dépit des agressions policières est la manière unique dont la grève est structurée. Lorsque les étudiants de Concordia, de McGill et des autres universités ont quitté leurs salles de cours, L’État commence immédiatement à perdre de l’argent pour les honoraires des professeurs et les autres coûts institutionnels. Les syndicats étudiants estiment que le coût total de la grève pour le gouvernement provincial, présence policière y compris, a déjà dépassé le montant espérait percevoir en haussant les frais de scolarité. Pendant ce temps, les étudiants, ayant subi peu de sanctions disciplinaires pour les actions collectives, n’ont pratiquement rien à perdre sauf du temps, la seule chose que les jeunes qui parviennent à l’âge adulte dans un monde d’austérité et de chômage ont en abondance.

La combinaison du rapport de forces politique et des répercussions minimes ont fait qu’au Québec, les grèves étudiantes ont une efficacité directe bien plus grande que celles qu’ont eu, par exemple, en Grande-Bretagne, où les étudiants de l’University College de Londres ont été menacés de se faire imposer des dizaines de milliers de livres en réclamations pour dommages après avoir simplement occupé un petit groupe de salles sur le campus. Le réseau de l’Université de Californie a utilisé la même tactique d’amendes punitives contre les activistes antihausse. Les années antérieures, les étudiants montréalais et du reste de la province ont réussi à obtenir des gels et des annulations de compressions prévues aux programmes de bourses. Ces gains ne sont peut-être pas des révolutions sociales fracassantes, mais suffisent à démontrer à l’État que ce qu’on prétend être la future main-d’œuvre de la classe moyenne est encore un groupe avec lequel il faut compter. « Pour comprendre les grèves de 2012, il faut comprendre la grève de 2005 », souligne Mehdi, qui est active en politique étudiante québécoise depuis près d’une décennie. Rien n’aurait pu cependant la préparer à l’ampleur et à la durée de cette grève, ni à la férocité de l’intervention policière.

Cette fois-ci, contrairement aux années précédentes, le gouvernement du Québec n’est pas prêt à faire des compromis. Le nouvel ordre social postcrise financière est aussi fragile et impitoyable que partout ailleurs au Nord. Les pourparlers qui ont eu lieu récemment avec les porte-parole des syndicats étudiants à Québec, qui étaient censés satisfaire toutes les parties, ont fini en queue de poisson après quelques jours à peine. «  Charest fait le pari que le mouvement de grèves va s’essouffler durant l’été, lorsque les gens vont partir en vacances », explique William Burton, étudiant à la maîtrise à l’Université de Montréal. « Ils vont maintenir la loi 78 en vigueur, les étudiants vont reprendre les cours au cégep et à l’université [et] il va y avoir des confrontations. »

Il semble qu’en 2012, même la plus modérée des réformes sociales libérales a besoin d’un mouvement de rue radical pour se rendre jusqu’à la table de négociations. À New York, tout comme à Montréal, des gens sont battus et arrêtés dans la rue pour n’avoir demandé rien de plus qu’un gel des droits de scolarité correspondant à la stagnation des salaires. Le 4 juin, en regardant cinq policiers du NYPD de taille imposante plaquer un jeune homme qui se tenait paisiblement debout au milieu de la rue, le menotter, le frapper à coups de pied et lui écraser la tête entre les genoux avant de traîner son corps inerte jusqu’à un fourgon de l’escouade anti-émeute, vous auriez pu croire qu’il s’agissait d’un militant armé exigeant le renversement immédiat de l’État bourgeois plutôt qu’un étudiant préoccupé par l’obligation de s’endetter à vie pour financer son avenir.

Certains étudiants commencent à se dire, avec raison, que s’ils doivent se faire arrêter de toute façon, pourquoi ne pas être un peu plus ambitieux. Il est tout aussi facile, après tout, de se faire asperger de poivre de Cayenne pour avoir demandé poliment un gel des droits de scolarité dans un système qui regorge déjà d’iniquités que de se faire ainsi asperger après avoir demandé la gratuité scolaire universelle. À l’aide du « microphone humain », une technique d’appel et réponse, une jeune femme blonde aux cheveux très courts se tenant debout sur un pilier bas a crié « Ceci est une marche de solidarité avec les étudiants du Québec. Nous, les étudiants, ne resterons pas passifs pendant qu’on nous vole notre avenir, qu’on nous endette à vie et qu’on nous refuse une éducation à coût abordable. »

À Montréal, à New York et à Londres, des versions locales de la même crise de l’éducation et de l’emploi sont jouées, avec les mêmes séquences et parfois avec la même esthétique – les capuchons, les mélopées, les jeunes portant des masques de V pour Vendetta, la police équipée comme des chars d’assaut humains faisant face à des adolescents sans armes et réclamant à grands cris une vie une peu meilleure. Autour du monde, les étudiants confrontés au chômage et aux frais sans cesse gonflés demeurent à l’avant-garde des mouvements antiaustérité, et il y a de bonnes raisons pour cela. Premièrement, ils représentent cette même classe moyenne dont l’avenir a justement été confisqué par la relance du capitalisme occidental au sortir de la crise de 2008. Deuxièmement, ce que Maxence Valade appelle la « privatisation néolibérale de l’éducation » touche chacun d’entre nous.

Après tout, existe-t-il pour une culture une méthode plus rapide de courir à sa ruine que de faire en sorte que toute jeune personne intelligente dont les parents ne sont pas superriches devienne un esclave à vie pour dettes? Il existe peut-être pour une société des manières plus sûres de s’appauvrir littéralement et spirituellement qu’en forçant ces gens à aborder l’apprentissage comme un jeton de casino froid et dur à échanger contre la possibilité sans cesse plus mince d’assurer son avenir et en permettant aux mégabanques d’utiliser ces jetons pour créer une deuxième bulle de la dette. Et il existe peut-être des manières plus sûres de baliser un chemin vers un État paranoïaque et violent que l’imposition impulsive de lois antimanifestations qui poussent des communautés entières à sortir dans la rue pour y épancher leur colère. Il existe peut-être des manières plus rapides et plus sûres d’y arriver, mais je n’en vois aucune qui fait tout cela avec une aussi brutale efficacité. Et si vous en connaissez une, je suis impatiente de l’entendre.


[1] NdT : En France, on dirait sans doute « La loi spéciale, on s’en fout! »

Le message semble clair: nous sommes tous des « crottés »

These magnificent MRAs in all their fear and hate…

I like all of this blogpost :

Funny Men’s Rights Video Time!

Don’t worry, it’s not a video BY an MRA. It’s a video ABOUT MRAs. A little cartoon, to be specific, by Scott Benson, who has this to say about it on his Vimeo page:

A quick editorial cartoon about the intersection of self-pity, entitlement, rape, territoriality, misogyny and fear of women. You see it all over the place online in the form of Men’s Rights Activists (of whom there are a few reasonable non-misogynists), Men Going Their Own Way, Pick Up Artists, and dudes touting the “Red Pill”, because The Matrix is a good movie. Look any of these up if you have the stomach for it. These are extreme examples, but watered-down forms of these ideas are everywhere.

In lurking their blogs and youtube channels for a while, I’ve noticed that beyond the standard patriarchal chauvinism there is this deep fear of women – what they will do to me, how they will reject me, how they will use me, how they are changing society in a way that does not favor me, how they are making men into something I don’t like, how they are making themselves into something I don’t like, that they won’t give me what I want, and that they won’t give me what I think is rightfully mine. This goes beyond fear of feminism- this is fear of women at its purest. And that, to quote a puppet, leads to anger and hate. It’s sad.

Naturally, Benson had to close the comments to the video because of, you know, too much MRA.

He wrote more about it all on his Tumblr.

I was alerted to the video by various people, including Cloudiah, which reminds me to remind you all to go look at Cloudiah’s excellent Artistry for Feminism And Kittens blog.

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