Poly + 25 – 14

6 décembre 14 chandelles2

25 ans – 25 years – 25 años

♥ Vous vivez à jamais dans nos cœurs ♥
♥ Forever alive in our hearts ♥
♥ Usted vive para siempre en nuestros corazones ♥
♥ Żyć wiecznie w naszych sercach ♥

Geneviève Bergeron (née en 1968), étudiante en génie civil.
Hélène Colgan (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Nathalie Croteau (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Barbara Daigneault (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Anne-Marie Edward (née en 1968), étudiante en génie chimique.
Maud Haviernick (née en 1960), étudiante en génie des matériaux.
Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958), étudiante infirmière.
Maryse Laganière (née en 1964), employée au département des finances.
Maryse Leclair (née en 1966), étudiante en génie des matériaux.
Anne-Marie Lemay (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Sonia Pelletier (née en 1961), étudiante en génie mécanique.
Michèle Richard (née en 1968), étudiante en génie des matériaux.
Annie St-Arneault (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Annie Turcotte (née en 1969), étudiante en génie des matériaux.roses blanches

Dans le rouge

Par Laurie Penny

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Illustrations de Molly Crabapple

Traduction de Line Merrette
On peut voir la collaboration passée de Molly et de Laurie au sujet des manifestations anti-OTAN ici (en anglais)

©2012 Laurie Penny (texte), Molly Crabapple (illustrations)

Déjà un an! L’article original in English est ici Dans le Rouge.

Le slogan est « Carrément dans le rouge », une allusion au fait d’être couvert de dettes. C’est pour cela que des centaines de milliers d’étudiants et de syndiqués qui participent à la grève dans le secteur de l’éducation ont adopté la pratique consistant à épingler un petit carré de tissu rouge à leurs vêtements.

On trouve désormais partout des gens qui le portent, à New York, à Londres, partout où des mouvements étudiants et antiaustérité s’efforcent de se restructurer après des mois de répression policière. Dans le parc de Washington Square, à New York, des centaines de jeunes gens se rassemblent pour une marche de solidarité avec les étudiants du Québec. Ils portent des carrés rouges épinglés à leur sac, cousus à leur chemise, suspendus à leurs lobes comme boucles d’oreilles et dessinés sur leur visage. Si vous n’avez pas de carré rouge, une jeune femme munie d’une pièce de feutrine et de ciseaux à bricolage s’empressera avec zèle de vous en tailler un pendant que vous marchez tous deux entre deux rangs de policiers du NYPD à motocyclette.

Il se passe quelque chose d’important au Québec. En cette ère de stimulation visuelle incessante, les mouvements de protestation modernes ont jusqu’à maintenant évité l’imagerie mignonne, mais le carré rouge a une histoire. Il plonge ses racines dans le mouvement ouvrier québécois d’il y a plus d’une décennie et a été adopté par l’aile militante du mouvement revendicateur étudiant. Mais depuis quelques semaines, quelques mois, il a été largement adopté par tous les étudiants en grève et leurs partisans autour du monde alors que la violence policière et les lois antimanifestations répressives ont attiré l’attention du monde entier sur le mouvement.

Depuis février, des étudiants de tout le Québec sont en grève pour protester contre une hausse prévue des droits de scolarité, qui sont actuellement les plus bas au Canada. Le gouvernement provincial s’apprête à les augmenter d’une somme pouvant aller de 1 810 $ à 4 700 $. Des milliers de personnes ont marché dans les rues de Montréal pendant plus de 40 soirées consécutives, malgré la pluie tempérée canadienne qui les trempait périodiquement, dont la température rafraîchissante est celle de l’urine tiède. Ce nombre atteint fréquemment les dizaines de milliers de personnes et le mouvement ne cesse de croître. Le mois dernier, le gouvernement Charest a fait adopter à la valeur la loi 78 (une « loi spéciale »), qui contient des mesures draconiennes contre les rassemblements publics. Amnistie internationale les a rapidement condamnées comme étant des « violations des obligations internationales du Canada en matière de droits de la personne ».

Malheureusement pour le premier ministre Charest, cette tentative de mettre fin aux manifestations a eu exactement l’effet inverse. Depuis, durant les manifestations dans les quartiers, des retraités et des enfants se joignent aux étudiants pour tambouriner sur des casseroles. Les casseroles sont un signe de défi adopté à l’exemple du Chili où, dans les années 1970, les travailleurs frappaient sur leur batterie de cuisine vide dans les rues pour montrer qu’ils n’avaient rien à manger.

Maxence Valade porte un carré rouge. Nous nous rencontrons au local de son syndicat étudiant après une réunion sur les prochaines actions. Il a 20 ans et porte un pantalon de surplus militaire et la barbe négligée classique des finissants de collège. Lorsque je lui demande pourquoi il continue à faire la grève, il me donne une réponse qui s’étire, dans laquelle il est question de l’hégémonie néolibérale et des effets de la recherche du profit sur les études supérieures. Il pourrait être n’importe quel étudiant de l’hémisphère Nord si ce n’était de son œil gauche, qui a été détruit par un tir il y a trois semaines durant une manifestation.

À l’endroit où se trouvait l’œil de Maxence, il y a maintenant un trou humide rempli de matière translucide. La paupière est enflée et étirée jusqu’à une longue cicatrice violette qui donne l’impression qu’une grosse araignée essaie d’éclore hors de son front. « Des choses merdiques se produisent et alors, vous mourez », dit-il, stoïque. Il préférerait parler du « néolibéralisme » –un mot que presque tout le monde, dans une région où le fait de parler français est un sujet de fierté, prononce en anglais – plutôt que de la manière dont on se sent quand on participe à une manifestation et qu’on reprend connaissance avec un trou sanglant là où, auparavant, il y avait un œil.

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Le 4 mai, durant une manifestation des étudiants à Montréal [NdT : à Victoriaville], la police a utilisé des balles de plastique et d’autres armes contre des manifestants désarmés. Pendant la grève, qui dure déjà depuis plus de trois mois, un nombre non négligeable d’étudiants ont été gravement blessés. Maxence n’est pas le seul qui a perdu un œil et un autre jeune homme est toujours dans le coma après une hémorragie cérébrale. Comme dans bien d’autres pays où les protestations populaires contre les programmes d’austérité et les compressions se sont enflammées depuis quelques années, la brutalité policière est devenue un élément routinier du paysage politique à Montréal. « Ils ont mis au point une foule d’armes à utiliser contre les protestataires pacifiques ainsi que contre les émeutes, explique Maxence. Ils utilisent des bombes fumigènes, des balles de plastique, des matraques et du gaz lacrymogène. Ils chargent souvent les manifestants à cheval et utilisent la prise en souricière, comme au Royaume-Uni. Parfois, ils ont aussi des chiens, ce qui fait vraiment peur. »

Comme bien des jeunes Québécois, Maxence parle un peu anglais, mais s’exprime avec plus de facilité en français, une langue à laquelle il revient chaque fois qu’il a quelque chose d’important à dire. Le fossé culturel et économique qui a longtemps séparé les francophones et les anglophones au Québec, et en particulier à Montréal, est une caractéristique distinctive de ces manifestations. Elles sont assaisonnées d’un sentiment de fierté régionale dans une province dont le gouvernement instaure des changements structurels extrêmement impopulaires tels que le Plan Nord, un programme visant à ouvrir les ressources naturelles du Québec aux investissements étrangers. « Quoique vous fassiez, m’a dit l’écrivaine et activiste Amelia Schonbek, 25 ans, dites que nous sommes des étudiants québécois, pas des étudiants canadiens. »

La tension entre anglophones et francophones a été une source de discorde sociale par le passé, mais bien des protestataires perçoivent le choc linguistique comme « une “caractéristique porteuse” ». Graffité sur le mur du cégep Saint-Laurent où j’ai rencontré Maxence et d’autres personnes après un débat animé du syndicat étudiant, on trouve une strophe du célèbre poème écrit par Michèle Lalonde en 1968, Speak White :

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Cette description de la langue anglaise – « c’est une langue universelle, nous sommes nés pour la comprendre, avec ses mots lacrymogènes, avec ses mots matraques » trace à la peinture fraîche l’histoire de l’asservissement des travailleurs francophones au Québec avant la Révolution tranquille des années 1960. À cette époque, comme maintenant, les bouleversements sociaux dans la province de Québec ont été associés aux changements culturels et aux révolutions en marche dans le monde, tout en conservant un caractère québécois unique. L’une des promesses faites par le nouvel État laïque à l’époque était l’enseignement supérieur gratuit pour tous, et cette promesse n’a pas été oubliée, qui ne peut être oubliée chaque fois que les étudiants scandent « La loi spéciale on s’en câlisse[1] » dans les quartiers de Montréal. Pour paraphrase George W. Bush, il semble y avoir consensus sur le fait que le problème des anglophones est qu’ils n’ont pas de mot pour « en masse ».

Le facteur linguistique n’est qu’un seul des éléments qui viennent compliquer toute compréhension de la grogne au Québec qui ne la verrait que comme un simple rejeton du mouvement Occupy. Le Québec a une longue tradition de grèves étudiantes qui ont permis d’obtenir des concessions du gouvernement; la dernière remonte à 2005. Cette dernière ronde, celle qui a eu le plus d’ampleur et a duré le plus longtemps, était « planifiée depuis 2010 », selon Rushdia Mehdi, une étudiante en géographie qui porte des boucles d’oreille à carré rouge dissimulées sous ses cheveux sombres.

L’une des principales raisons pour lesquelles les étudiants du Québec obtiennent un succès relatif quant à la durabilité du mouvement en dépit des agressions policières est la manière unique dont la grève est structurée. Lorsque les étudiants de Concordia, de McGill et des autres universités ont quitté leurs salles de cours, L’État commence immédiatement à perdre de l’argent pour les honoraires des professeurs et les autres coûts institutionnels. Les syndicats étudiants estiment que le coût total de la grève pour le gouvernement provincial, présence policière y compris, a déjà dépassé le montant espérait percevoir en haussant les frais de scolarité. Pendant ce temps, les étudiants, ayant subi peu de sanctions disciplinaires pour les actions collectives, n’ont pratiquement rien à perdre sauf du temps, la seule chose que les jeunes qui parviennent à l’âge adulte dans un monde d’austérité et de chômage ont en abondance.

La combinaison du rapport de forces politique et des répercussions minimes ont fait qu’au Québec, les grèves étudiantes ont une efficacité directe bien plus grande que celles qu’ont eu, par exemple, en Grande-Bretagne, où les étudiants de l’University College de Londres ont été menacés de se faire imposer des dizaines de milliers de livres en réclamations pour dommages après avoir simplement occupé un petit groupe de salles sur le campus. Le réseau de l’Université de Californie a utilisé la même tactique d’amendes punitives contre les activistes antihausse. Les années antérieures, les étudiants montréalais et du reste de la province ont réussi à obtenir des gels et des annulations de compressions prévues aux programmes de bourses. Ces gains ne sont peut-être pas des révolutions sociales fracassantes, mais suffisent à démontrer à l’État que ce qu’on prétend être la future main-d’œuvre de la classe moyenne est encore un groupe avec lequel il faut compter. « Pour comprendre les grèves de 2012, il faut comprendre la grève de 2005 », souligne Mehdi, qui est active en politique étudiante québécoise depuis près d’une décennie. Rien n’aurait pu cependant la préparer à l’ampleur et à la durée de cette grève, ni à la férocité de l’intervention policière.

Cette fois-ci, contrairement aux années précédentes, le gouvernement du Québec n’est pas prêt à faire des compromis. Le nouvel ordre social postcrise financière est aussi fragile et impitoyable que partout ailleurs au Nord. Les pourparlers qui ont eu lieu récemment avec les porte-parole des syndicats étudiants à Québec, qui étaient censés satisfaire toutes les parties, ont fini en queue de poisson après quelques jours à peine. «  Charest fait le pari que le mouvement de grèves va s’essouffler durant l’été, lorsque les gens vont partir en vacances », explique William Burton, étudiant à la maîtrise à l’Université de Montréal. « Ils vont maintenir la loi 78 en vigueur, les étudiants vont reprendre les cours au cégep et à l’université [et] il va y avoir des confrontations. »

Il semble qu’en 2012, même la plus modérée des réformes sociales libérales a besoin d’un mouvement de rue radical pour se rendre jusqu’à la table de négociations. À New York, tout comme à Montréal, des gens sont battus et arrêtés dans la rue pour n’avoir demandé rien de plus qu’un gel des droits de scolarité correspondant à la stagnation des salaires. Le 4 juin, en regardant cinq policiers du NYPD de taille imposante plaquer un jeune homme qui se tenait paisiblement debout au milieu de la rue, le menotter, le frapper à coups de pied et lui écraser la tête entre les genoux avant de traîner son corps inerte jusqu’à un fourgon de l’escouade anti-émeute, vous auriez pu croire qu’il s’agissait d’un militant armé exigeant le renversement immédiat de l’État bourgeois plutôt qu’un étudiant préoccupé par l’obligation de s’endetter à vie pour financer son avenir.

Certains étudiants commencent à se dire, avec raison, que s’ils doivent se faire arrêter de toute façon, pourquoi ne pas être un peu plus ambitieux. Il est tout aussi facile, après tout, de se faire asperger de poivre de Cayenne pour avoir demandé poliment un gel des droits de scolarité dans un système qui regorge déjà d’iniquités que de se faire ainsi asperger après avoir demandé la gratuité scolaire universelle. À l’aide du « microphone humain », une technique d’appel et réponse, une jeune femme blonde aux cheveux très courts se tenant debout sur un pilier bas a crié « Ceci est une marche de solidarité avec les étudiants du Québec. Nous, les étudiants, ne resterons pas passifs pendant qu’on nous vole notre avenir, qu’on nous endette à vie et qu’on nous refuse une éducation à coût abordable. »

À Montréal, à New York et à Londres, des versions locales de la même crise de l’éducation et de l’emploi sont jouées, avec les mêmes séquences et parfois avec la même esthétique – les capuchons, les mélopées, les jeunes portant des masques de V pour Vendetta, la police équipée comme des chars d’assaut humains faisant face à des adolescents sans armes et réclamant à grands cris une vie une peu meilleure. Autour du monde, les étudiants confrontés au chômage et aux frais sans cesse gonflés demeurent à l’avant-garde des mouvements antiaustérité, et il y a de bonnes raisons pour cela. Premièrement, ils représentent cette même classe moyenne dont l’avenir a justement été confisqué par la relance du capitalisme occidental au sortir de la crise de 2008. Deuxièmement, ce que Maxence Valade appelle la « privatisation néolibérale de l’éducation » touche chacun d’entre nous.

Après tout, existe-t-il pour une culture une méthode plus rapide de courir à sa ruine que de faire en sorte que toute jeune personne intelligente dont les parents ne sont pas superriches devienne un esclave à vie pour dettes? Il existe peut-être pour une société des manières plus sûres de s’appauvrir littéralement et spirituellement qu’en forçant ces gens à aborder l’apprentissage comme un jeton de casino froid et dur à échanger contre la possibilité sans cesse plus mince d’assurer son avenir et en permettant aux mégabanques d’utiliser ces jetons pour créer une deuxième bulle de la dette. Et il existe peut-être des manières plus sûres de baliser un chemin vers un État paranoïaque et violent que l’imposition impulsive de lois antimanifestations qui poussent des communautés entières à sortir dans la rue pour y épancher leur colère. Il existe peut-être des manières plus rapides et plus sûres d’y arriver, mais je n’en vois aucune qui fait tout cela avec une aussi brutale efficacité. Et si vous en connaissez une, je suis impatiente de l’entendre.


[1] NdT : En France, on dirait sans doute « La loi spéciale, on s’en fout! »

Idle No More GLOBAL Days of Ceremony and Resurgence March 20-22, 2013

anglais 20 21 22 mars 2013

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Mettez vos préjugés à la poubelle!

Détails et dédales

Je visitais l’exposition Dieu(x): mode d’emploi quand, dès l’introduction, je m’arrête devant une gigantesque carte du pays, étonnée par les chiffres qui s’y trouvent. On y apprend que selon le recensement de 2001, les gens sans appartenance religieuse (athées, agnostiques, humanistes, etc.) se retrouvent en proportion bien plus importante dans l’Ouest du pays. Peut-être que d’apprendre que 35 % des Vancouverois se dit sans appartenance religieuse ne surprend pas tant que ça, mais 25 % des gens d’Edmonton? Contre 17 % pour Toronto et 8 % pour Montréal… Ça vous remet certaines idées préconçues en perspective.

Je connais bien mal Edmonton, mais chaque fois que j’y passe, j’ai un fun noir. La communauté francophone y est d’un dynamisme fou, les artistes sont assoiffés et on y mange vraiment du bon steak. Pourtant, il s’en trouve toujours pour se désoler pour moi. De vagues amis ou des connaissances qui, sur le…

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« Canadians have the largest carbon footprint per capita in the entire world. » We are also the biggest per-capita water users in the world.

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Why do some people vote against their own best interests?

Or, if you wish, The mystery of the Tea Party

This is a topic I am really interested in. I don’t have time to write a lot about it now, but here is a series of very interesting articles I found on the Internet.

In particular, these articles contain a series of maps which allow us to understand how education gaps shape the political viewpoint of people. They are particularly interesting when taken together and superposed.

There is also an interaction between low education and a tendency to have racist ideas:

A snapshot of the world poor people live in:

Nov. 9, 2012: corrected a few typos.
Nov. 20. 2012: added Daily Mail link.

Loi 78 du Québec : le NPD n’A PAS voté pour la motion de Christian Paradis

De toute évidence, il y a quelqu’un qui a intérêt à faire perdre des votes au NPD au Québec (tous les autres partis, bien sûr!) . Alors quelqu’un fait courir la rumeur que le NPD a voté en faveur de la stupide, insultante et inutile motion de Christian Paradis appuyant la répressive loi 78 du Québec.

C’était une motion non annoncée, visant probablement à tendre un piège au NPD. Sauf que, selon les règles parlementaires, pour qu’une motion non annoncée soit débattue (discutée) à la Chambre des communes, il faut le consentement unanime de la Chambre. Or il n’y a PAS eu consentement. La motion n’a même pas été discutée. Donc le NPD ne peut pas avoir voté pour!

Voyez vous-mêmes:

(1505)

[Français]

prochaine intervention intervention précédente   [Table des matières]

Monsieur le Président, je demande le consentement unanime de la Chambre pour qu’elle adopte la motion suivante:
« Que cette Chambre reconnaisse le droit de l’Assemblée nationale du Québec dûment élue d’adopter des lois comme la loi 78 à l’intérieur de ses champs de compétence, en conformité avec les chartes canadiennes et québécoises des droits et libertés. »

[Traduction]

prochaine intervention intervention précédente   [Table des matières]

Le ministre a-t-il le consentement unanime de la Chambre pour proposer cette motion?

    Des voix: Non.

    Le Président: Il n’y a pas de consentement unanime.
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